Eau potable : danger aussi pour l’agriculture extensive

Au premier coup d’oeil, l’économie alpestre, qui est une activité agricole extensive, ne semble pas être particulièrement concernée par l’initiative populaire « Pour une eau potable propre ». Cependant, plusieurs exigences contenues dans ce texte auront des effets indésirables pour les propriétaires ou responsables d’alpage.

Cela concerne principalement l’apport extérieur de nourriture destinée au bétail (nécessaire selon la saison ou les besoins), ainsi que l’utilisation d’engrais. En effet, cette initiative prévoit de fortes restrictions dans ces domaines. D’autre part, étant donné que ce texte comprend aussi des mesures destinées à réduire le nombre d’animaux se trouvant dans certaines exploitations, il en résultera une diminution du bétail envoyé sur les alpages. Par conséquent, on peut s’attendre à un abandon de certains alpages et à des surfaces d’estivage qui seraient rapidement recouvertes par les broussailles et les forêts. Une telle évolution aurait également un impact sur les paysages, ainsi que sur l’attractivité touristique des régions de montagnes.

Pour toutes ces raisons, la Société suisse d’économie alpestre (SSEA) s’oppose clairement à l’initiative populaire « Pour une eau potable propre ». Elle recommande donc de la rejeter, lors de la consultation populaire qui devrait avoir lieu en 2021.

Article (en allemand avec résumés en français)