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Loi sur la chasse : opportunité unique pour l’économie alpestre

Le retour du loup représente une menace existentielle pour l’économie alpestre. Le nombre de loups augmente de manière exponentielle (48 en 2018 – 80 en 2019). De plus, le loup est un animal intelligent, capable de s’adapter aux mesures mises en place pour réduire les dégâts qu’il occasionne. En Allemagne, il s’est même attaqué à des bovins. Des moyens de régulation modérés doivent être introduits, afin de ne pas mettre en péril les alpages.

Actuellement, le retour du loup pose de plus en plus de défis. Sa présence est pour le moment particulièrement redoutée les milieux de l’économie alpestre et de l’agriculture. Cependant, les zones urbaines et touristiques sont de plus en plus confrontées à ce prédateur aussi.

Le loup – danger pour les alpages, mais aussi pour les espaces d’habitation et de loisirs

L’expérience l’a démontré : même les meilleures formations proposées aux éleveurs, ainsi que les meilleures mesures de protection des troupeaux ne peuvent empêcher les attaques. Actuellement, le loup apprend qu’il est accepté et qu’il peut pénétrer dans les agglomérations. C’est ce qu’a démontré le loup de Loyes (VS), qui a attaqué une chèvre à quelques mètres d’une habitation en pleine journée, en mars 2019. Les animaux de compagnie ou d’élevage, ayant subi une attaque de loup, deviennent effrayés et agressifs – également envers les humains. D’autre part, les chiens de protection, en raison de leur fonction, provoquent régulièrement des incidents avec les touristes, en particulier avec les randonneurs et les vététistes.

Des éleveurs et des producteurs sur les dents

Actuellement, trois raisons conduisent à l’abandon de certains alpages en cas de fortes pressions des loups :

  • Les dernières recommandations fédérales ne permettent pas d’assurer la protection des troupeaux, en raison de la situation topographique des alpages.
  • L’impact psychologique sur les alpagistes est très élevé, en raison du stress constant lié à de possibles attaques et de la nécessité d’assurer une surveillance continue des bêtes qui leur ont été confiées. Ainsi, de moins en moins de personnes sont prêtes à assumer cette lourde responsabilité.
  • Les propriétaires d’animaux renoncent à mettre leur bétail à l’alpage, en raison des pertes possibles (économiques et émotionnelles) ou parce qu’ils ne souhaitent pas que leur bétail ne devienne effrayé et agressif.

Une réglementation modérée nécessaire pour une coexistence pacifique

La révision de la loi sur la chasse, qui sera votée le 17 mai, permettra de réguler la population des loups de manière modérée. Cette législation n’est en aucun cas conçue pour exterminer ce grand prédateur. Si la révision de la loi sur la chasse venait à être rejetée, il faut s’attendre à une baisse spectaculaire du nombre de bêtes menées sur les alpages. La SSEA recommande donc aux citoyennes et citoyens d’accepter cette loi, lors de la votation du 17 mai prochain.

Informations complémentaires

  • Erich von Siebenthal, Président de la SSEA et Conseiller national, Tél : 078 856 12 40
  • Andrea Koch, Secrétaire de la SSEA, Tél : 031 382 10 10

Lien pour télécharger des images : https://photos.app.goo.gl/7tMRssdnveFPy8CJA

Légénde : Un « oui » à la révision de la loi sur la chasse le 17 mai est nécessaire de toute urgence pour préserver les alpages. Sinon, l’une des modes de production les plus traditionnelles et les plus proches de la nature en Suisse est menacée : l’économie alpestre. Source : SSEA

Medienmitteilung pdf/ Communiqué de presse pdf

Source nombre des loups 2019: confédération, Source nombre des loups 2018: Kora

Explication : importance de l’économie alpestre en Suisse
L’économie alpestre exploite des surfaces agricoles désignées sous l’expression « zones d’estivage ». Ces dernières ne sont utilisées que durant une période limitée de l’année (principalement en été). En Suisse, elles représentent un tiers des surfaces agricoles. L’économie alpestre est vitale pour notre pays. Elle contribue à préserver des paysages ouverts et à maintenir un haut degré de biodiversité, ainsi que des surfaces exploitables. En outre, l’économie alpestre produit, de manière transparente, des denrées proches de la nature, tout en offrant une grande liberté au bétail. L’économie alpestre représente un bien culturel alliant tradition et innovation.